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Programme concert 2026 


Franz Schubert

An die Musik

À la musique 1817 poème F. v. Schober.

Toi, art noble tu m’as transporté dans un monde meilleur...

2 Erstarrung
Solidification Winterreise 1827 poème W. Müller.

Si mon coeur fond à nouveau, son image fondra aussi... 

3 Einseimkeit
Solitude Winterreise 1827 poème W. Müller.

Quand une nouvelle fois les tempêtes s’étaient déchaînées, je n’étais pas si seul... 

Du bist die Ruh

Tu es le repos 1823 poème F. Rückert.

Que ce coeur soit plein de ta joie… 

5 Letzte Hoffnung
Dernier espoir Winterreise 1827 poème W. Müller.

Je reste debout devant les arbres souvent dans mes pensées... 

Der Tod und das Mädchen

La jeune fille et la mort 1821 poème M. Claudius.

Donne ta main, image belle et douce… 

7 An Mignon
À Mignon Erste fassung 1815 poème J. W. v. Goethe.

Je sens ces calmes peines secrètement dans mon coeur d’une violence instructive… 

Die Krähe

La corneille Wintereise 1827 poème W. Müller.

Une corneille avait voyagé avec moi depuis la ville… 

Der Wegweiser

Le poteau indicateur Winterreise 1827 poème W. Müller.

Je marche loin de la foule et cherche la paix...

10 Der Lindenbaum

Le tilleul 1827 Winterreise 1827 poème W. Müller.

Viens avec moi compagnon, ici tu trouveras ta paix… 


 

Claude Debussy
 

Le promenoir des deux amants
1904 poèmes de Tristan l’Hermite

Auprès de cette grotte sombre où l’on respire un air si doux... 

Le son du cor
1891 Trois mélodies poèmes de Paul Verlaine

Le son du cor s’afflige vers les bois... 

Soupir
1913 Trois poèmes de Stéphane Mallarmé

Se traîner le soleil jaune d'un long rayon...

4 Chevaux de bois

1885 Ariettes oubliées poèmes de Paul Verlaine

Tournez, tournez, bons chevaux de bois... 

Le jet d'eau
1889 Cinq poèmes de Charles Baudelaire

Dans cette pose nonchalante où t'a surprise le plaisir...

Recueillement
1919 Cinq poèmes de Charles Baudelaire

Sois sage ô ma douleur... 

Nuit d’étoiles
1880 poème de Théodore de Banville

Nuit d’étoiles, sous tes voiles, sous ta brise et tes parfums..


Durée du concert environ une heure
 

Programme pour 2027 Bach-Poulenc

                                              Traductions programme Schubert

Der Lindenbaum

Le tilleul

Am Brunnen vor dem Torre, da steht ein Lindenbaum ;

A la source devant le portail là s’élève un tilleul ;

ich traümt’ in seinem Schatten so manchen süssen Traum.

J’ai rêvé dans son ombre tant de doux rêves.

Ich schnitt in seine Rinde so manches liebe Wort ;

J’ai gravé dans son écorce tant de mots d’amour ;

Es zog in Freud und Leide zu ihm mich immer fort.

Dans la joie et la peine, je suis attiré vers lui.

 

Ich musst’ auch heute wandern vorbei in Tiefer Nacht,

Je dois voyager encore aujourd’hui dans la nuit profonde du passé,

Da hab ich noch im Dunkel die Augen zugemacht.

Là dans l’obscurité pourtant j’ai fermé les yeux.

Und seine Zweige rauschten, als riefen sie mir zu :

Et ses branches bruissent, comme si elles m’appelaient :

Komm her zu mir Geselle, hier findst du deine Ruh !

Viens à moi compagnon, ici tu trouveras ta paix !

 

Die kalten Winde bliesen mir grad in’s Angesicht,

Les vents froids me soufflaient jusqu’au visage,

Der Hut flog mir vom Kopfe, ich wendete mich nicht.

Le chapeau vola de ma tête, je ne me retournais pas.

 

Nun bin ich manche Stunde entfernt von jenem Ort,

Maintenant, je suis de nombreuses heures loin de ce lieu,

Und immer hör ich’s rauschen : du fändest Ruhe dort !

Et toujours j’entends murmurer : tu trouveras là-bas la paix,

Nun bin ich manche Stunde entfernt von jenem Ort,

Und immer hör ich’s rauschen : du fändest Ruhe dort,

du fändest Ruhe dort !

tu trouveras là-bas la paix !

Erstarrung

Solidification

Ich such’ im Schnee vergebens nach ihrer Tritte Spur,

Je cherchais cachés dans la neige la trace de ses pas,

wo sie an meinem Arme durchstrich die grüne Flur,

où elle parcourait à mon bras le couloir vert,

ich such’im Schnee vergebens nach ihrer Tritte Spur,

wo sie an meinem Arme durchstrich die grüne Flur.

 

Ich will den Boden küssen, durchdringen Eis und Schnee mit meinen heissen Thränen,

Je veux embrasser le sol, à travers la glace et la neige avec mes larmes brûlantes,

bis ich die Erde, die Erde seh’,

jusqu’à ce que la terre, je vois la terre,

ich will den Boden küssen, durchdringen Eis und Schnee mit meinen heissen Thränen,

bis ich die Erde, die Erde seh’.

 

Wo find ich eine Blüthe, wo find’ ich grünes Gras ?

Où trouverais-je une floraison, où trouverais-je l’herbe verte ?

Die Blumen sind erstorben, der Rasen sieht so blass,

Les fleurs sont mortes, l’herbe semble si pâle,

die Blumen sind erstorben, der Rasen sieht so blass.

Wo find’ ich eine Blüthe ?Wo find ich grünes Grass ?

 

Soll denn kein Angedenken ich nehmen mit von hier ?

Donc je ne devrai emporter avec moi aucun souvenir d’ici ?

Wenn meine Schmerzen schweigen, wer sagt mir dann von ihr ?

Quand mes douleurs se tairont, qui me parlera d’elle ?

Soll denn kein Angedenken ich nehmen mit von hier ?

Wenn meine Schmerzen schweigen,wer sagt mir dann von ihr ?

 

Mein Herz ist wie erfroren kalt starrt ihr Bild darin :

Mon coeur est comme gelé son image fixe me regarde froidement

schmilzt je das Herz mir wieder, fliesst auch ihr Bild, ihr Bild dahin ;

si mon coeur fond à nouveau, son image fondra aussi jusque là ;

mein Herz ist wie erfroren, kalt starrt ihr Bild darin :

schmilzt je das Herz mir wieder, fliesst auch ihr Bild, ihr Bild dahin, ihr Bild dahin.

 

Der Wegweiser

Le poteau indicateur

Was vermeid’ ich denn die Wege, wo die andern Wandrer gehn,

Pourquoi est-ce que j’évite les chemins, que les autres empruntent,

suche mir versteckte Stege durch verschneite Felsenhöhn ?

je cherche des passerelles cachées à travers les collines rocheuses enneigées ?

Suche mir versteckte Stege durch verschneite Felsenhöhn, durch Felsenhöhn ?

 

Habe ja doch nichts begangen, dass ich Menschen sollte scheun, dass ich Menschen sollte scheun,

Je n’ai pourtant rien commis, qui me fasse craindre les hommes,

welch ein thörichtes Verlangen treibt mich in die Wüste neien, treibt mich in die Wüste nei’n?

Quel désir insensé me pousse dans le désert ?

Weiser stehen auf den Wegen, weisen auf die Städte zu,

Les poteau indicateurs sont sur les chemins, indiquent les villes,

und ich wandre sonder Massen, ohne Ruh, und suche Ruh,

et je marche loin de la foule sans mesure, sans paix, et cherche la paix

und ich wandre sonder Massen, ohne Ruh, und suche Ruh.

 

Einen Weiser seh’ ich stehen unverrückt vor meinem Blick ;

Je vois un poteau indicateur immuable devant mon chemin ;

eine Strasse muss ich gehen, eine Strasse muss ich gehen, die noch keiner ging zurück.

Je dois prendre un chemin, je dois prendre un chemin, d’où nul n’est revenu.

Einen Weiser seh’ ich stehen unverrückt vor meinem Blick ;

eine Strasse muss ich gehen, die noch keiner ging zurück, die noch keiner ging zurück.

 

Letzte Hoffnung

Dernier espoir

Hie und da ist an den Bäumen manches bunte Blatt zu seh’n,

Ici et là, l’on peut voir de nombreuses feuilles colorées aux arbres,

und ich bleibe vor den Baümen oftmals in Gedanken steh’n.

Et je reste debout devant les arbres souvent dans mes pensées.

Schaue nach dem einen Blatte, hänge meine Hoffnung dran ;

Je regarde une feuille, j’y accroche mon espoir ;

spielt der Wind mit meinem Blatte, zittr’ ich, was ich zittern kann.

si le vent joue avec ma feuille, je tremble, ce que je peux trembler.

Ach, und fällt das Blatt zu Boden, fällt mit ihm die Hoffnung ab,

Ah, et si la feuille tombe au sol, mon espoir tombe avec,

fall’ ich selber mit zu Boden, wein’, wein’ auf meiner Hoffnung Grab,

si je tombe moi même avec jusqu’au sol, je pleure, pleure sur la tombe de mon espoir,

wein’, wein’ auf meiner Hoffnung Grab.

 

An die Musik

A la musique

Du holde Kunst, in wieviel grauen Studen, wo mich des Lebens wilder Kreis umstrickt,

Toi, art noble, pendant combien d’heures grises, où le cercle sauvage de la vie m’a entouré,

hast du mein Herz zu warmer Lieb’ entzunden, hast mich in eine bess’re Welt entrückt,

tu as porté mon coeur vers un amour plus chaleureux, tu m’as transporté dans un monde meilleur,

in eine bess’re Welt entrückt.

dans un monde meilleur.

Oft hat ein Seufzer, deiner Harf entflosen, ein süsser heiliger Accord von dir ?

Souvent un soupir s’écoule de ta harpe, un doux et sacré accord venant de toi ?

den Himmel bess’rer Zeiten mir erschlossen, du holde Kunst, ich danke dir dafür,

au ciel tu m’as ouvert des temps meilleurs, toi art sacré, je te remercie pour cela,

du holde Kunst, ich danke dir.

toi art sacré, je te remercie.

 

An Mignon

A Mignon

Über Thal und Fluss getragen, ziehet rein der Sonne Wagen.

Portées sur les vallées et les fleuves, tirées innocemment par le chariot du soleil

Ach, sie regt in ihrem Lauf, so wie deine, meine Schmerzen tief im Herzen

Ah, elles remuent dans leur course, comme les tiennes, mes peines profondément dans mon coeur

immer Morgens wieder auf, immer Morgens wieder auf.

se réveillent toujours au matin, se réveillent toujours au matin.

Kaum will mir die Nacht noch frommen, denn die Träume selber kommen

La nuit ne veut me servir presque à rien, car les rêves viennent d’eux mêmes

nun in trauriger Gestalt; und ich fühle dieser Schmerzen still im Herzen

seulement d’une façon triste ; et je sens ces peines calmement dans mon coeur

heimlich bildende Gewalt, heimlich bildende Gewalt.

secrètement d’une violence instructive, secrètement d’une violence instructive.

 

Der Tod und das Mädchen

La mort et la jeune fille

Vorüber, ach, vorüber ! Geh wilder Knochenmann !

Passe, ah, passe ! Va t’en mort sauvage !

Ich bin noch jung, geh Lieber ! Und rühre mich nicht an, und rühre mich nicht an.

Je suis encore jeune, de préférence va t’en ! Et ne me touche pas, et ne me touche pas.

 

Gib deine Hand, du schön und zart Gebild ! Bin Freund und komme nicht zu strafen.

Donne ta main, toi image belle et douce ! Suis amicale et ne viens pas pour punir.

Sei gutes Muts ! Ich bin nicht wild, sollst sanft in meinen Armen schlafen !

Sois de bonne composition ! Je ne suis pas sauvage, tu devrais doucement dormir dans mes bras !

 

Die Krähe

La corneille

Eine Krähe war mit mir aus der Stadt gezogen,

Une corneille avait voyagé avec moi depuis la ville,

ist bis heute für und für um mein Haupt geflogen.

A depuis depuis ce jour et à jamais volé autour de mon chapeau.

Krähe, wunderliches Thier, willst mich nicht verlassen ?

Corneille, animal merveilleux, ne veux-tu pas me laisser ?

Meinst wohl bald als Beute hier meinen Leib zu fassen ?

Crois-tu vraiment bientôt saisir mon corps comme un butin?

Nun es wird nicht weit mehr geh’n an dem Wanderstabe.

Maintenant je n’irai pas plus loin avec mon bâton de marcheur,

Krähe, lass mich endlich seh’n Treue bis zum Grabe !

Corneille, laisse moi enfin voir la fidélité jusqu’au tombeau !

Krähe, lass mich endlich seh’n Treue bis zum Grabe !

 

Du bist die Ruh

Tu es le repos

Du bist die Ruh, der Friede mild, die Sehnsucht du, und was sie stillt.

Tu es le repos, la paix douce, tu es le désir, et ce qui l’apaise.

Ich weihe dir voll Lust und Schmerz zur Wohnung hier mein Aug und Herz, mein Aug und Herz.

Je t’offre pour demeure pleins de joie et de peine mon œil et mon coeur

Kehr ein bei mir, und schliesse du still hinter dir die Pforten zu.

Entre chez moi, et ferme doucement la porte derrière toi.

Treib andern Schmerz aus dieser Brust, voll sei dies Herz von deiner Lust, von deiner Lust.

Chasse une autre douleur de cette poitrine, que ce coeur soit plein de ta joie, de ta joie,

Dies Augenzelt, von deinem Glanz allein erhellt, o füll es ganz, o füll es ganz !

Cet arc des yeux, de ton éclat s’éclaire seul, oh sens le pleinement, oh sens le pleinement !

Dies Augenzelt, von deinem Glanz allein erhellt, o füll es ganz, o füll es ganz !

Traductions © Bénédicte Barriquand juillet 2024

Mes traductions n'ont aucune prétention littéraire, j'ai cherché à vous proposer un guide presque "mot à mot" pour laisser libre votre imagination.

Je vous recommande les traductions de Pierre Mathé.

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Sources des images: ©

Manuscrit Chevaux de bois C. Debussy/Imslp

Rouge gorge/Freepik

Logo Ensemble/Bénédicte Barriquand

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